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Les silos du port (2021)
Abandonnés depuis presque 20 ans, les silos de céréales ont fait parti du paysage portuaire et étaient visibles depuis le centre-ville.
J’ai toujours été intrigué de rentrer dedans, ne serait-ce qu’une seule fois. J’ai fait l’erreur de ne pas beaucoup photographier l’intérieur des silos car notre but premier était d’avoir une vue d’ensemble sur la ville et le port.
Je me souviendrais malgré tout de cet escalier interminable dans le noir digne d’un décor du jeu vidéo Half Life. Celui-ci nous a alors amené d’abord
face à un tableau de contrôle d’apparence centrale soviétique avant le toit.
Malgré leur apparence de gros bloc lugubre, leur présence donnait une atmosphère post-apocalyptique à l’entrée du port. Je garderai toujours ces souvenirs de ces dimanches après-midi à errer aux pieds de ces géants de béton. En 2021, ils disparaîssent du paysage mais leurs voisins Sucre Océane, eux, sont toujours présents.
L'escalier Montmorency (2017)
Pour nous, ce lieu est un peu comme une légende urbaine : tout le monde en a entendu parlé mais ne l’a jamais rééllement vu.
Et pourtant, il existe… et nous y sommes allés ! Déjà 40 ans d’inactivité pour cet escalier mécanique conçu en 1928. Situé le long des “300 marches”, il permettait une facilité d’accès entre la ville basse et la ville haute. En effet, 268 marches à pied, ça fatigue vite.
Nous voilà à l’intérieur. Il y a exactement 2 escaliers : un en surface, l’autre en dessous. On enjambe soigneusement des marches en bois larges pouvant accueillir des poussettes. Les quelques lumières d’extérieur traversant les fenêtres entre ouverte nous ont aidées à se repérer dans cet espace sombre. Je remarque un trou sur 2 marches de suite, comme si une explosion avait eu lieu. Une rumeur circule
comme quoi ce serait la cause de son abandon.
Au pied des engrenages, des restes de rouille et un rat mort traînent depuis je ne sais combien de temps. L’escalier du bas est flippant :
lampe de téléphone en main, il dégage un sentiment de porte de l’enfer… bonjour la parano.
Trop coûteux à entretenir et une fréquentation en baisse avec le temps, voilà les raisons pour lesquelles le monstre dort toujours.
Parfois, des associations organisent des visites du lieu lors de journée dédiée au patrimoine… dans un cadre moins urbex à l’arrache, bien-sûr.
Justicier dans la Ville (2019)
Le mystère de la passerelle (2016)
Je ne sais pas s’il est toujours présent: c’est à vous d’enquêter 🙂
La grue Caillard (2021)
Visible du centre-ville, il est peu probable que votre champ de vision ne passe à côté cette grue verte ayant l’apparence d’un hippocampe.
Située sur le quai Joannès-Couvert, je me souviens de l’époque où la gare maritime et des vieux hangars l’entouraient. Malgré son état d’abandon, je la trouve belle et intrigante.
Son nom ? La grue GRN14 mise en place par la société Caillard dans les années 60 (info à vérifier). Les frères ont produit des grues pour toutes les villes portuaires de France puis ont cessé leur activité en 2001.
Une drôle d’aventure commence. Porte ouverte, on évolue entre escaliers, échelles allant dans tous les sens.
La grue offre des angles de vue captivant avec ses barres et poutres vertes. Je m’amuse même à marcher et grimper dessus comme un chat. Je passe devant la cabine de contrôle. Porte fermée, on se contentera de regarder depuis la fenêtre.
Les chemins s’offrent à nous jusqu’à la dernière étape avant le sommet. Nous voilà face à un escalier abîmé par la rouille, celui-ci est incliné et très raide.
On prend notre courage, on analyse et on monte. Une grimpe interminable, à se demander si une marche va lâcher sous nos pieds mais … bingo, tout roule et nous sommes en haut.
Et bien, bravo, on l’a faite cette expédition. On entend les ouvriers bosser sur le chantier Siemens. Les mains pleine de cambouis, la sécurité portuaire nous demande gentiment de partir … juste après l’ascension:)
